Perspectives

Des photos prises au coin de la rue et/ou au bout du monde.

01 juin 2015

Recoleta

Tout d'abord, je tiens à préciser que Recoleta n'a absolument rien à voir avec Nicoletta que seuls quelques uns d'entre nous connaissent (les Volets clos, il est mort le soleil et autre Mamy Blue...).

Recoleta est en fait un quartier de Buenos Aires et aussi le nom d'un cimetière qui, comme notre Père Lachaise parisien, attire nombre de visiteurs voulant rendre hommage aux personnalités qui y sont enterrées tout en faisant une cure d’architecture funéraire des siècles passés.

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La tombe qui attire le plus de visiteurs est bien évidemment celle d’Evita Peron. Si la vie et le rôle qu’a joué Eva Peron, seconde épouse du président Juan Pero, auprès du peuple argentin, et particulièrement aux côtés des plus déshérités, sont bien connus, les péripéties de sa dépouille le sont beaucoup moins.

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Lorsqu’elle décède à 33 ans, son corps est embaumé et exposé jusqu’à ce que son mari soit chassé du pouvoir trois ans plus tard, en 1955, par un coup d’État. Son corps est alors transporté en secret à Milan puis enterré sous une fausse identité avec l’aide du Vatican au cimetière Maggior. Seuls le pape de l’époque (puis ses successeurs) et deux colonels de l'agence de renseignement SIE ainsi qu’un prêtre connaissent la localisation exacte de sa dépouille. Trois autres personnes, dont le militaire putschiste argentin, Pedro Eugenio Aramburu, président autoproclamé de l’Argentine entre 1955 et 1958 et le général argentin Alejandro Agustín Lanusse qui occupera la présidence entre 1971 et 1973, savent que la « première dame du pays » est enterrée quelque part en Italie.
Lorsqu'Aramburu est enlevé par les Montoneros en 1970, il leur avoue avant d’être condamné à mort pour son rôle dans le coup d’État de 1955 qu’Evita repose en Italie, et en 1971, Lanusse accepte de rendre la dépouille d'Evita à Juan et Isabel Perón (sa troisième épouse) à Madrid.
À la mort de Juan en 1974, Isabel prend le pouvoir et pour la contraindre à restituer le corps, les Montoneros enlèvent la dépouille d’Aramburu. Eva est alors ramenée en Argentine et enfin inhumée en 1976 au cimetière de la Recoleta, 24 ans après son décès.

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Beaucoup plus petit que son équivalent parisien, il n’en est pas moins labyrinthique et le plaisir qu’on éprouve à s’y perdre tient simplement à la beauté des ornements des caveaux et autres mausolées. 

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Le clocher de l'église Claustro del Pilar "gravé" dans le marbre.

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09 avril 2015

Macro photo

Lors de mon périple patagonique, et bien que je n'avais pas mon objectif dédié avec moi, j'ai quand même pu réaliser ces quelques macros.

 

La Floralis Générica puisque tel est son nom, est une sculpture en forme de fleur installée dans un jardin au cœur du quartier de La Recoleta à Buenos Aires. Elle est l'oeuvre de l’architecte argentin Eduardo Catalano.

Elle est faite d'aluminium et d'acier si bien qu'elle ne se fâne jamais. N'ayant pas la main très verte, je me dis que c'est ce te type de plante qu'il me faudrait ! 

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Avec ses six pétales géants, elle atteint 23 mètres de haut pour un poids de 18 tonnes. 

La sculpture dispose d’une horloge qui contrôlait l’ouverture et la fermeture de la fleur.........tant que cette horloge fonctionnait. Elle s’ouvrait le matin vers 8 heures et se refermait lorsque le soleil se couchait. Maintenant elle est toujours éclose, la panne n'ayant pas été réparée.

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La Floralis Générica fut offerte par son auteur (décédé le 28 janvier 2010) puis inaugurée le 13 avril 2002.

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